l’Arpajonnais

l’Arpajonnais, un ancien chemin de fer sur route qui a existé entre 1876 et 1894. Ce projet avait pour objectif principal de relier les communes agricoles du sud de Paris à la capitale afin de faciliter l’approvisionnement des Halles de Paris en produits maraîchers.

PROJET DU CHEMIN DE FER SUR ROUTE 1876-1894

L’approvisionnement des halles de Paris

Dès 1876, les municipalités du Sud de Paris (Longjumeau, la Ville-du–Bois, Montlhéry, Arpajon, etc.) demandent la construction d’un chemin de fer les reliant directement à la capitale.

La préoccupation des municipalités est l’acheminement des produits agricoles de caractère maraîcher vers Paris, facteur essentiel pour le développement économique des communes.

 Il est à noter que sur le premier cahier de charges du P.A daté du 11 avril 1884, la commune de Marcoussis n’est pas mentionnée.

Pourtant dès 1882 le maire de Marcoussis demande un raccordement à l’Arpajonnais.

La naissance du « P-A » le Paris-Arpajon

Pour approvisionner les Halles de Paris à partir de l’Ile de France, l’état choisit un réseau de cinq lignes de tramways ayant leur point de départ aux Halles et arrivant respectivement à Arpajon, Mantes, Chantilly, Dammartin et Meaux.
Les grandes gares parisiennes ne seront pas interconnectées. Mais sur les 5 lignes prévues, seule la ligne Paris-Arpajon nommée l’Arpajonnais ou P.A. est réalisée.

Création de la société

En 1886 la société d’étude signe avec chaque commune concernée et avec les départements de la Seine et de la Seine et Oise une convention pour recherche de capitaux avec engagement pour 10 ans à partir du début de l’exploitation.

La « Compagnie du Chemin de fer sur route de Paris à Arpajon » au capital de 2 Millions de Francs est constituée.

La ligne du P-A ne bénéficie d’aucune subvention de l’état. Les travaux sont commencés en février 1891 pour se terminer en Mai 1894 avec plus d’un an de retard. Le coût de la construction est au final de 3,3 Millions de Francs.

La réalisation de la ligne

Le Trace

Des chemins ou sentiers sur le tracé en site propre de l’ancienne ligne sont visibles à Longjumeau, à Saulx-les-Chartreux, à Linas et à Leuville-sur-Orge.

La rue de l’Arpajonnais à Linas est l’ancienne tranchée de la voie ferrée.

La piste cyclable qui longe la RN 20 à Ballainvilliers et à Longpont-sur-Orge est établie sur son ancienne plateforme.

Le bâtiment de l’ancienne gare de Leuville-sur-Orge est une crèche ; celui de la gare de Saulx-les-Chartreux est utilisé par les services techniques municipaux.

En direction de Paris, dans la côte de Montlhéry, lorsque le train était plein, il fallait faire descendre des voyageurs, qui continuaient à pied jusqu’au sommet pour remonter ensuite dans les voitures.

Des travaux importants

Le tracé dans LINAS a fait l’objet des travaux de terrassement les plus importants de l’ARPAJONNAIS. Ils ont permis de franchir la colline jadis fortifiée.

Il a été nécessaire de murer cette colline d’ouvrages de soutènement en pierre.

Les déblais de cette tranchée ont permis, à l’aide de deux ponceaux, de passer au-dessus de la Sallemouille.

Des sarcophages gallo-romains et mérovingiens sont découverts lors de ces travaux.